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Non surtout ne me dis rien
Je ne veux pas savoir
D’ailleurs tu le sais très bien
Je ne crois rien sans le voir

Reste juste là près de moi
Comme si de rien, n’était
Fais comme si c’était ton choix
Ou comme si tu m’aimais

Qu’est-ce qui anime
Les amours qui se miment
Tu crois sans doute que je le sais ?

Si c’était vrai j’irais…
Si c’était vrai j’irais…
De nulle part à nulle part… tu sais

Tu sais que rien n’est fini
Tant qu’un bout de sentiment
Pourra encore faire pleurer la pluie
Quand tu es absente

C’est pas un crime
D’avoir peur de l’abîme
Je ne veux pas m’en approcher

Si c’était vrai j’irais…
Si c’était vrai j’irais…
De nulle part à nulle part… tu sais

Non surtout ne me dis rien
Je ne veux pas savoir
D’ailleurs tu le sais très bien
Je ne crois rien sans le voir

Si c’était vrai j’irais…
Si c’était vrai j’irais…
De nulle part à nulle part… tu sais

Si c’était vrai j’irais…
Si c’était vrai j’irais…
De nulle part à nulle part… tu sais

[P.Guirao/P.Kingsbery]



Quand les espoirs sont vains et que tout semble dit,
J’attends dans mon écrin
Que revienne la magie
Du collier de tes mains
Comme un souffle de vie

J’aimerais que mes désirs soient des rêves essentiels
et je pourrais mentir, pour que le réel
Un autre jour se plie
Tout seul à mes envies

On voit tous des mirages
En fermant les yeux, si proche du vrai
Il n’y a que des images
En croyant le mieux que tout disparaît…

Quand le temps me dépasse
Pour avancer les heures
Je vois ta vie qui passe
Et la mienne qui se meurt
Et nos âmes qui s’enlassent
A l’orée de nos coeurs

On voit tous des mirages
En fermant les yeux, si proche du vrai
Il n’y a que des images
En croyant le mieux que tout disparaît…

Se faire des illusions et rester dedans
Et avoir des raisons, de donner espérant

Du collier de tes mains,
Comme un souffle de vie

On voit tous des mirages
En fermant les yeux, si proche du vrai
Il n’y a que des images
En croyant le mieux que tout disparaît…

Que tout apparaît…

[P.Guirao/P.Kingsbery]



Derrière ma cicatrice
Des jets de pierres qui font en l’air
Des violences qui n’a pas de frontières
Des fleurs de sang
Et un désert de roses des vents

Derrière ma cicatrice
Un serpent qui dort attendant sa proie
Le goût de sel d’anciens combats
Les cris de la foule
Poutant que le temps s’écoule

A chaque jour suffit sa piene
A chaque Amour, son jour de veine
Personne ne sait où les lendemains me mènent…

Derrière ma cicatrice
Juste un hiver pas de printemps
Une brûlure au fer, des verbes insolents
Des murs qui s’écroulent
Dedans quand la mémoire déboule…
Pourtant que le temps s’écoule

A chaque jour suffit sa piene
A chaque Amour, son jour de veine
Personne ne sait où les lendemains me mènent…
Personne…

Derrière ma cicatrice
Un serpent qui dort attendant sa proie
Le goût de sel d’anciens combats
Juste un hiver pas de printemps
Une brûlure au fer, des verbes insolents
Des jets de pierres qui font en l’air
La violence qui n’a pas de frontières,
Des fleurs de sang et un désert de roses des vents…

[P.Guirao/P.Kingsbery]



Je pense à toi parmi le bois
Crépu, morcelé de dentelles
Fiévreuses, où se dessinent des toits
Grimés d’un fol orange, sans ciel

Entre les grains de sucre roux
Tombés d’un sablier de pluie
Le temps qui goutte au pas, dissout le flou
Ténu d’un bout de nuit

Qui es-tu mon inconnue
Toute repliée toute chiffonnée
Comme un oiseau au cœur tendu ?
D’où reviens-tu ?
Qu’as-tu volé ?

Je pense à toi, dessous la voûte
En fil d’étoile, parée de gris
D’un autre voile, venu sans doute
Du magma doux de mes envies

Qui es-tu mon inconnue
Toute repliée toute chiffonnée
Comme un oiseau au cœur tendu ?
D’où reviens-tu ?
Qu’as-tu volé ?

Je pense à toi dans l’ignorance
De ce chemin lacté d’éthique
Où se déploie l’autre conscience
De ma poussière sub-galactique

Qui es-tu mon inconnue
Toute repliée toute chiffonnée
Comme un oiseau au cœur tendu ?
D’où reviens-tu ?
Qu’as-tu volé ?

Qui es-tu mon inconnue
Toute repliée toute chiffonnée
Comme un oiseau au cœur tendu ?
D’où reviens-tu ?
Qu’as-tu vol&eacute…

[P.Guirao/P.Kingsbery]



Plus qu’un parfum surpris
Entre quelques pétales
Elle est cette alchimie
Discrète et boréale
Qui glisse sur ma peau
Comme un soulier de sable
Et me fait le cadeau
D’un rêve insaisissable

Ma femme mon Hélianthème…
Ma femme mon Hélianthème…
Ma femme mon Hélianthème…
Toujours semblable et pourtant jamais la même
Ma femme mon Hélianthème…

Son geste est en amont
De mes désirs souvent
Et m’offre des saisons
Aux rites impertinents
Elle est d’ambres et de chair
Et de courbes fragiles
Où s’est posé naguère
Mon merveilleux exil

Ma femme mon Hélianthème…
Ma femme mon Hélianthème…
Ma femme mon Hélianthème…
Toujours semblable et pourtant jamais la même
Ma femme mon Hélianthème…

Elle est mon univers
Que le temps n’atteint pas
Et personne sur cette terre
Ne m’en détournera
L’hiver peut bien venir
Et ses griffures avec
Je saurai quoi lui dire
Pour lui clouer le bec

Ma femme…
Ma femme mon Hélianthème…
Toujours semblable et pourtant jamais la même
Ma femme mon Hélianthème…

[P.Guirao/P.Kingsbery]



[P.Guirao/P.Kingsbery/J.P. Verdin]

Un ton plus haut que l’impossible
Voilà l’espérance
Qui pousse la porte et laisse entrer
Notre coup de chance
Le droit de vivre, à chemin libre
Aucune différences

Un ton plus haut que l’invisible
Ce sont les croyances
Qui poussent la porte et laissent entrer
Quelques désespérances
Comme des envies d’inaccessible
Trop loin du silence

Un petit rien différent
Comme un grand pas de géant
D’un enfant qui s’émerveille
Jusqu’à la fin des temps
C’est un carnaval vivant
Quand le monde se réveille

Un ton plus haut que l’équilibre
C’est l’intolérance
Qui pousse la porte et laisse entrer
Le voile de l’ignorance
La fin d’une vie, un dernier cri
Toujours sans réponse

Un petit rien différent
Comme un grand pas de géant
Un enfant qui s’émerveille

Et d’étoile en étoile
Un peu d’au-delà

Un ton plus haut
Un ton plus haut

[P.Guirao/P.Kingsbery/J.P. Verdin]



Un point croisé sur des dentelles
Une bien belle attitude
Pour un monde parallèle
Où s’ouvrent des préludes
De chants immémoriaux
Pour récifs et coraux

Parler d’une île tu vois,
C’est comme parler de toi
Parler d’une île tu vois,
C’est comme parler de toi
Parler d’une île tu vois…

Les bruits sont suspendus au vol des goélands
Et des hérons têtus qui laissent passer le temps
Tout au long des falaises
Comme un souffle qui s’apaise

Parler d’une île tu vois,
C’est comme parler de toi
Parler d’une île tu vois,
C’est comme parler de toi
Parler d’une île tu vois…

Une minuscule immensité perdue dans la 3D
Avec vers le couchant des bleus presque indécents…

Pas loin de ces fougères
Les rivières se racontent
Sous les rochers d’eau claire
Toute nue et sans honte
Et l’écume incertaine
Hésite entre deux reines

Parler d’une île tu vois,
C’est comme parler de toi
Parler d’une île tu vois,
C’est comme parler de toi
Parler d’une île tu vois…

[P.Guirao/P.Kingsbery]



Ca ressemble à l’usure
Quand nos croyances déraillent
Et qu’elles ont des brûlures
Ouvertes sur leur poitrail

C’est avant la fêlure
A l’angle du détail
Un semblant de torture
Qui courbe le vitrail

Tout ce que je sais, mais sans pouvoir le dire
Ni à l’autre qui se tait, ni à toi, sans mentir

La faille est loin devant
La faille revient souvent
La faille…la faille

La faille est en dedans
La faille revient souvent
La faille…la faille

Une vieille fissure
Le long du précipice
Avec sa sépulture
Au bord de ton iris

Une porte bien étroite
Pour une course à l’abîme
Où la lumière convoite
Notre silence intime

Et tout ce que je sais, mais sans vraiment sentir
Que ni rêve ni raison ne m’empêchent de m’enfuir

La faille est loin devant
La faille revient souvent
La faille…la faille

Tout ce que tu sais
Mais sans pouvoir le dire
Ni à l’autre qui se tait
Ni à toi, sans mentir

Un bout de chance infime
De ne rien voir venir
De n’être qu’une victime
Et de ne rien maudire

Le cercle est infaillible
Mais il nous parle en vain
On veut voir l’invisible
En croyant qu’il nous craint

La faille est loin devant
La faille revient souvent
La faille…la faille

La faille est en dedans
La faille revient souvent
La faille…la faille…

[P.Guirao/P.Kingsbery]



[P.Guirao/P.Kingsbery]

C’était un beau projet
Notre piètre présent
Pendu à ses crochets
On le regarde souvent

Mais sans le voir vraiment
Et ça te fait sourire
De nous voir maintenant
Parler de l’avenir

Il fait jour, y’a des trésors
Y’a d’l'ennui, des boutons d’or
Y’a d’la vie, qui bouge dans ton corps
Y’a d’la pluie et un divan…

Il faut pas s’étonner
Si à destination
Il n’y a qu’une destinée
Et plus trop d’illusion

Il fait jour, y’a des trésors
Y’a d’l'ennui, des boutons d’or
Y’a d’la vie, qui bouge dans ton corps
Y’a d’la pluie et un divan…

C’était une belle princesse
Et son prince était beau
Avec tant de richesses
Qu’il y’en avait trop

Je me laisse embarquer
Dans cette drôle d’espérance
Qui ne sait naviguer
Qu’au p’tit bonheur la chance

Il fait jour, y’a des trésors
Y’a d’l'ennui, des boutons d’or
Y’a d’la vie, qui bouge dans ton corps
Y’a d’la pluie et un divan…

[P.Guirao/P.Kingsbery]



Qui est ce vicaire
Avec son encensoir
Parmi les fous de mer
Pour le d’orage

Il dit des prières
Que je n’écoute pas
Qui parle de volières
Et des cheveux d’Elsa

Si c’est chacun pour soi,
Il faut croire en nous
Comme une lueur d’espoir,
Malgré tout…

Que fait ce faussaire
Les bras chargés de clous
Criant dans le desert
Qu’il se fout de tout

Il défile au pas
Que je ne suis pas
Et me montre la voie
Des souris aux abois

Si c’est chacun pour soi,
Il faut croire en nous
Comme une lueur d’espoir,
Malgré tout…

Et il regarde les phares
Noyés dans le brouillard

Qui est ce vicaire
Avec son encensoir
Parmi les fous de mer
Aux couleurs d’orage

Si c’est chacun pour soi,
Il faut croire en nous
Comme une lueur d’espoir,
Malgré tout…

[P.Guirao/P.Kingsbery/J.P. Verdin]



Quand le sort est inquiet
Et le ciel déserté
On revend des envies
Qu’on n’a même plus

On s’accorde les pardons
Dans l’arrière fond des ombres
Pour deux sous trois frissons
Qu’on a perdus…

Bienvenue à Las Vegas
Elle m’a jamais déçu, hélas
Embarqué au bord d’une crise
Sur les canaux de Venise

Pour mulâtrer le mal
Un amour dénature
Dés qu’on y fait escale
On s’accoutume

Pour faire briller le vide
On veut cueillir la lune
Contre un soleil livide
Et l’infortune

Bienvenue à Las Vegas
Elle m’a jamais déçu, hélas
Embarqué au bord d’une crise
Sur les canaux de Venise
Bienvenue à Las Vegas

On voudrait des raisons
Sans en trouver les traces
Dès que les jeux se font
Rouge perd et passe

Pour qui sont ces lumières
Qui pop-cornent haut et fières
Les lueurs éphémères
Pour qui et pour quoi faire ?

Bienvenue à Las Vegas
Elle m’a jamais déçu, hélas
Embarqué au bord d’une crise
Sur les canaux de Venise

Bienvenue à Las Vegas

[P.Guirao/P.Kingsbery]



In the long last second I leave this world
In the very last image a boy and girl

Who couldn’t be more innocent
It’s never been so evident
Lone on top of a hill,
Bold and free as an awakening
A pipeline straight through the past
Suddenly come up in a flash
Time is standing still,
In the long last second I leave this world…

In the long last second I leave this world,
In the very last image a boy and girl

Who will not be limited
Never could be inhibited
By confines of human affairs
A mindmelding synthesis
A magical thing
Goin’ round and round about
Satellites just reaching out
A lifetime to share
In the long last second I leave this world…

Fortune lies to the west
Love line towards happiness
Welcome to infinity,
Just what’s to become of me?
One second, I will know.

A pipeline straight through the past
When suddenly up in a flash
Time is standing still…

In the long last second I leave this world
In the very last image a boy and girl…

[P.Kingsbery/P.Kingsbery]



Instrumental

[P.Kingsbery]

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